mercredi 26 décembre 2012

Noblesse oblige - Le Duc mis à nu




Présentation de l'Editeur :

La chance ne sourit décidément pas à Miss Sarah Hamilton, fraîchement débarquée de Philadelphie. Son père lui a fait promettre sur son lit de mort de se rendre en Angleterre chez son oncle, le comte de Westbrooke, mais des marins maladroits ont fait tomber sa malle dans le port de Liverpool. Démunie et un peu perdue, Sarah se voit réserver un accueil pour le moins étrange dans l'auberge où elle compte passer la nuit. A son réveil : stupeur ! Un homme nu partage son lit ! La voici compromise, et mêlée aux dangereuses affaires de famille du très séduisant duc d'Alvord.

Lu en VF 360 pages, aux Editions Milady (18 mai 2012) dans la Collection Milady Romance.

Mon avis :

Je ne suis pas forcément une grande fan des romans publiés par les Editions Milady, mais là un style différent et des avis positifs ont retenu toute mon attention. J'ai donc acheté toute la série des "Noblesse oblige". Et oui les 6 tomes !!! J'avoue avoir été un peu déçue par ce 1er volume. Je m'attendais à une intrigue plus poussée, des passages cocasses plus nombreux.

Le style d'écriture est fluide et agréable, ce qui donne une lecture aisée et rapide. Quelques passages sont un peu longs mais dans l'ensemble un roman agréable à découvrir. Les passages drôles alternent avec des moments plus "sexy".

Pour ma part, je ne trouve pas que c'est une romance historique. Il me semble que c'est une simple romance. en effet, aucun renseignement historique n'est réellement délivré. Certes nous visualisons un peu l’atmosphère qui règne dans le monde aristocratique du roman. Mais nous ne savons pas à quelle époque se déroule l'histoire. Quelques informations sont distillées ici et là mais rien de concret.

Pour en venir à l'histoire proprement dite, le début est très prometteur. Nous plongeons tout de suite "dans le bain" des aventures de nos deux héros, Sarah et James. Cependant, au fil de notre lecture, Sarah, qui est une jeune américaine élevée à Philadelphie, nous apparaît très prude et naïve, alors que je l'aurais pensée bien plus "délurée" . Quant au Duc, il me paraît bien fade malgré des descriptions très flatteuses. Malheureusement, j'ai trouvé que l'histoire s'étiolait au fil de la lecture. On se doute très vite où en veut venir l'auteure. Et par moment, les rebondissements ne sont pas au rendez-vous.

Les protagonistes secondaires sont aussi sympathiques à découvrir. Richard qui tient le rôle du méchant est vraiment malveillant et agressif. J'ai bien aimé la tante du Duc avec son franc parlé et ses tenues hautes en couleur.

En conclusion un roman léger, un bon moment de détente, une lecture sympathique à découvrir. Certes ce n'est pas un coup de coeur, mais la lecture du tome 2 me tente bien.

Les chroniques de mes partenaires dans le cadre de cette lecture commune : Audel, Ninon

Ma note :

7/10

Biographie de l'auteur :

Sally MacKenzie est née à Washington et vit dans le Maryland. Le Duc mis à nu a remporté le Golden Leaf Award pour un premier roman, et la série Noblesse oblige connaît depuis un immense succès outre-Atlantique.

vendredi 23 novembre 2012

Les mots du passé - Jean Michel Denis



Présentation de l'Editeur :

L'explosion d'un passé bouleversant, contenu dans le cœur d'un vieil homme, va ébranler le présent à tout jamais ! Eté 2003, une terrible canicule assèche la France. Louis et son fils s'apprêtent à prendre la mer au large de la Charente afin de trouver un peu de fraîcheur. Soudain, un coup de téléphone les oblige à faire demi-tour. C'est Pierre, le père de Louis. Cet octogénaire solitaire et taciturne éprouve soudain un besoin capital de dévoiler enfin son passé à son fils ... Pierre et Louis vont alors remonter le temps jusqu'aux années sombres de l'occupation à Paris, ce qui aura des conséquences totalement inattendues et bouleversantes ...

Lu en broché, 700 pages aux Editions Les Nouveaux Auteurs, 16 mai 2012, collection Horcol.

Mon avis :

Mon cadeau d'anniversaire offert par mon Doudou ce superbe libre (il a bon goût !), un véritable coup de coeur. Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant aimé un roman.

Tout d'abord, la couverture m'a séduite, ces photos du "passé" m'ont fait penser à mes vieilles photos de famille retrouvées au fond d'une boîte chez ma grand mère. Elles nous plongent tout de suite dans cet univers des années 40.

L'histoire s'ouvre avec Louis et son fils qui prennent la mer pour des vacances loin de la canicule. Puis Pierre, le père de Louis, les oblige à rentrer au port. L'histoire débute sur cette "rencontre" entre un père et un fils qui, malgré leur amour mutuel, ne sont pas très proches et n'ont pas su se trouver dans leur passé. Pierre va enfin se livrer et nous faire part de son vécu durant l'occupation. Je dis "nous" car je me suis complètement imprégnée de cette histoire. Le récit est magnifique, très bien écrit, plein d'enthousiasme et de sensibilité. Ce n'est pas une simple histoire sur l'occupation, la deuxième guerre mondiale. Non, ce thème est le fil conducteur du récit. C'est comme le paysage d'un tableau. En réalité et pour ma part, il s'agit d'une véritable histoire d'amitié tout d'abord, et d'amour ensuite, une histoire de jeunes gens qui se sont construits dans une époque plus que troublée et malsaine.

Les personnages sont bien décrits, ils sont pleins de vie, de rêves et de projets. Mais la guerre va en décider autrement. Cependant, ils ne vont pas se laisser abattre, ils vont combattre jusqu'au bout de ce conflit et vont essayer tant bien que mal de vivre. Une vraie sensibilité, une rage positive se dégagent des protagonistes, mais aussi pour d'autres une haine de l'autre. Ce mélange confère à ce récit une véritable authenticité. On s'attache aux personnages, on vieillis avec eux, on lutte avec eux. Les désillusions, les trahisons nous prennent de plein fouet.

Un roman de 700 pages où je ne me suis jamais ennuyée. Tout au long du livre des rebondissements, auxquels on ne s’attend pas tout à fait, nous saisissent. Certes on voit où l'auteur veut en venir mais seulement sur les grandes lignes. Il y a toujours ces petits plus qui nous surprennent.

En conclusion, j'ai complètement adhéré à ce récit au point de vouloir qu'il soit réel. Ces destins brisés par la guerre ont existé autour de nous tout comme cette envie de vivre et non pas seulement de survivre.

Vous l'aurez compris je conseille vivement ce roman, c'est une histoire magnifique. Je l'ai tout simplement adorée, sans aucune restriction.

Ma note :

9,5/10

Biographie de l'auteur :

Jean-Michel DENIS, 52 ans, est enseignant. Les mots du passé est son premier roman écrit après plusieurs nouvelles.


Une petite séance de massage en duo

Et voila un cadeau pour mon Doudou : une séance de massage en duo dans un salon que je connais pas, Massage Concept, mais qui est apparemment sympa et pro.
Celles qui connaissent en penses quoi ?
Je reviendrai vous dire comment tout cela s'est passé.

Et bien pour un revenir à ce massage de samedi soir. Tout c'est bien passé. L'accueil est souriant et les masseurs sympathiques. On a pu choisir le type de massage que l'on souhaitait.
La salle de massage est accueillante et chaleureuse. Tout est prévu pour les vêtements, même le gel douche dans la douche.

Petit bémol, les rafraîchissements ou thés sont servis dans des gobelets en plastique.

lundi 19 novembre 2012

Une place à prendre - J.K. Rowling



Présentation de l'Editeur :

Bienvenue à Pagford, petite bourgade anglaise paisible et charmante : ses maisons cossues, son ancienne abbaye, sa place de marché pittoresque ... et son lourd fardeau de secrets. Car derrière cette façade idyllique, Pagford est en proie aux tourmentes les plus violentes, et les conflits font rage sur tous les fronts, à la faveur de la mort soudaine de son plus éminent notable. Entre nantis et pauvres, enfants et parents, maris et femmes, ce sont des années de rancunes, de rancoeurs, de haines et de mensonges, jusqu'alors soigneusement dissimulés, qui vont éclater au grand jour, faire basculer Pagford dans la tragédie. 

Attendue de tous, J.K. Rowling revient là où on ne l'attendait pas et signe, avec ce premier roman destiné à un public adulte, une fresque féroce et audacieuse, teintée d'humour noir et mettant en scène les grandes questions de notre temps. 

Lu en version française, 682 pages aux Editions Grasset, 28 septembre 2012.

Mon avis :

Tout d'abord je tiens à remercier Priceminister et les Editions Grasset de m'avoir fait une nouvelle fois confiance en me permettant de participer aux Matchs de la Rentrée Littéraire avec ce nouveau roman de J.K. Rowling. Grâce à cela, j'ai aussi pu participer à une lecture commune organisée par Lou Lit La avec Livraddict . Merci à toi pour ton implication.

Pour ma part, la lecture d'un roman de cette auteure est une grande première. En effet, je n'ai lu aucun Harry Potter !!!! Mais le 4ème de couverture de ce roman m'avait paru prometteur. Alors je me suis lancée. Mais j'avoue qu'en finissant ce livre, mes impressions restent mitigées.

J'ai aimé le style d'écriture qui nous promet un récit fluide, clair. Les phrases sont simples. Les chapitres sont courts. Ce qui rend ce livre très agréable à lire. Cependant, le langage est parfois très cru voire même trop cru à mon sens. Et je pense que cela n'a pas d'utilité, même s'il s'agit d'un roman pour adulte ! Par contre, J.K. Rowling décrit bien le petit monde de Pagford, ce village qui a si peur de la "grande ville" d'à côté. Les descriptions de cette cité m'ont fait penser aux décors des épisodes télévisuels de Miss Marple, ces petites bourgades pleines de charme. Cette campagne anglaise,  si bien décrite faussement puritaine et attachée aux traditions bien pensantes, je dirais même bien "chrétiennes", est finalement étouffante, pleine de préjugés.

Le fond de l'histoire est intéressant, ces destins qui se mêlent, ces personnages tous différents mais liés par leur peur de voir dévoiler leurs secrets. Chacun est unique mais les rancoeurs sont finalement identiques. Par contre, les personnages sont trop nombreux, ce qui rend la compréhension parfois malaisée. De plus, certains d'entre eux ne sont pas utiles à l'intrigue.  Preuve en est que je n'ai réussi à m'attacher à aucun. Tous ces gens "bien sur eux" sont en définitive détestables. Le côté positif est que l'ensemble des protagonistes reflète la diversité que l'on trouve dans tout village. L'histoire de chacun pourraient être notre histoire, un adolescent en mal d'amour, un mariage qui périclitent, une femme trompée, ...

Les dernières 100 pages sont les plus sympa à lire, enfin des rebondissements. Mais cela reste bien léger par rapport à l'ampleur du livre (680 pages).

Un dernier bémol, la couverture !!! Certes elle attire le regard mais elle ne donne vraiment pas envie d'acheter ce livre. 

En conclusion, ce roman, beaucoup trop long et lent. Il aurait peut être trouvé un meilleur public si des chapitres inutiles étaient retirés, si des personnages étaient enlevés. L'idée de départ était intéressante et prometteuse. Malheureusement, elle est noyée dans trop de détails, dans un langage parfois vulgaire et inapproprié. Ce roman n'aura pas trouvé son public avec moi. J'en suis déçue, beaucoup de bruit pour cette sortie de roman sans grande satisfaction à la fin !

Ma note :

6/10, soit un 12/20

D'autres avis dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire :

Un petit lien vers Priceminister

D'autres avis dans le cadre de cette lecture commune :

Ceresia, Chasse mouche, Ollie, Zina, Jelydragon, Licorne, Jostein, Sayyadina, Michou, Alexia77, Joe, A livre ouvert, Delcyfaro, Tigrou4145, Eimelle, Audel, Julieblack, Sphinxou, Tinelire, Lou lit là, lebbmony,

L'auteure :

J.K. Rowling est l'auteur de la série "Harry Potter", dont les 7 tomes, publiés entre 1997 et 2007, se sont vendus à plus de 450 millions d'exemplaires à travers le monde, distribués dans plus de 200 pays, traduits en 74 langues et adaptés au cinéma en 8 films qui ont été autant de succès. Décorée de l'Ordre de l'Empire Britannique pour services rendus à la littérature jeunesse, J.K. Rowling a en outre reçu de nombreuses récompenses et distinctions, parmi lesquelles la Légion d'honneur française ou encore le Prix Hans Christian Andersen. Docteur honoris causa des universités d'Exeter et d'Aberdeen, elle est invitée à prononcer le discours inaugural lors de la cérémonie de remise des diplômes à l'université Harvard en 2008. Très militante sur le front social, J.K. Rowling est la fondatrice du fonds caritatif Volant et de l'association Lumos, qui lutte pour la défense et l'amélioration de la vie des enfants défavorisés.



lundi 5 novembre 2012

13 rue Thérèse - Elena Mauli Shapiro



Présentation de l'Editeur :

Trévor, un professeur américain qui vient d'emménager à Paris, découvre dans son bureau une vieille boîte remplie de lettres d'amour, de photos jaunies, et de souvenirs : des gants, des pièces de monnaie, un mouchoir en dentelle ... Tous racontent la vie de Louise Brunet, une Française ayant vécu au 13, rue Thérèse pendant la Grande Guerre.

L'universitaire commence à reconstituer l'histoire de la jeune femme : son amour indomptable pour son cousin mort au combat, son mariage de convenance avec un homme travaillant pour son père, et sa liaison avec un voisin. Mais alors que Trévor tombe peu à peu amoureux de la charmante et fougueuse Louise, une autre Française, bien vivante celle-là, compte bien le séduire et le garder près d'elle.

Le temps passe, la passion demeure.

Lu en VF 301 pages aux Editions Michel Lafon, Septembre 2012

Mon avis :

Tout d'abord, je tenais à remercier Livraddict et les Editions Michel Lafon de m'avoir accordé ce partenariat.

Le résumé de l'histoire m'avait énormément plu. J'aimais aussi beaucoup la couverture de ce roman, toute en douceur. Un récit basé sur une découverte d'indices, d'objets personnels me semblait être une excellente idée de fil rouge pour ce roman. Par ailleurs, l'histoire de la première guerre mondiale ne m’étant pas familière, j'avais envie d'en savoir plus sur cette période. Pour finir, c'était mon tout premier roman épistolaire. Donc vous l'aurez compris que des points positifs dans ce choix de lecture.

L'histoire mêle présent et passé. La passé avec comme toile de fond la 1ère guerre mondiale et les années d'entre deux guerres. L'auteure nous a fait partager cette vie dans les tranchées notamment au travers de photographies anciennes. Cependant, ce partage n'est qu'un fil ténu dans ce roman. J'en attendais beaucoup plus. J'aurais aimé découvrir de façon plus avancée la réalité de cette grande guerre, mais aussi des émotions de Camille. Mais là ce n'était pas non plus le sujet de ce roman. 

Le roman s'ouvre sur deux personnages du présent, Josiane et Trévor. Ce dernier, professeur universitaire américain, trouve dans son bureau une boite remplie de lettres, de photographies, de souvenirs d'une certaine Louise Brunet. Le roman nous dévoile, petit à petit, l'ensemble de ces indices. L'histoire de Louise Brunet se construit au fur et à mesure de la découverte de ces traces du passé. Malheureusement, ces éléments sont mis en scène de façon trop éparse, trop fouillis. On est au présent puis on retourne dans le passé avec, par exemple, un courrier de Camille rédigé pendant la guerre puis avec des photographies de famille on est projeté pendant l'entre deux guerres. J'ai eu beaucoup de mal à m'y retrouver et du coup à plonger réellement dans ce roman. Je pense ne pas avoir tout compris encore maintenant, notamment sur les relations Trévor / Josiane.

Côté sentiments, là encore, j'en attendais plus. Pour moi, l'auteure n'a pas été assez loin. Le 4ème de couverture nous apprenait que Louise avait un amour "indomptable" pour son cousin, mais je ne l'ai pas ressenti. Il en est de même pour sa relation avec son amant. Les passages un peu dénudés n'avait pas lieu d'être finalement. Pour moi, les personnages ont été trop survolés. Et les rebondissements tombent un peu à plat !!! Pourtant Louise est une femme en avance sur son temps, elle n'est pas que la simple femme au foyer.

En conclusion, je n'ai malheureusement pas accroché à ce roman. Est-ce le style épistolaire ? Je ne saurais dire. Il m'a manqué quelque chose ...

Ma note :

5/10

L'auteure :

Elena Mauli Shapiro est née et a grandi à Paris, dans un appartement situé juste en-dessous de celui de l'héroïne de son roman, Louise Brunet. Elle a réellement trouvé la boîte mystérieuse où celle-ci conservait ses souvenirs. Les objets et lettres qu'elle y a dénichés ont enchanté son imagination.

lundi 8 octobre 2012

Noblesse Oblige - Le Duc mis à nu - Sally MACKENZIE

Ma toute 1ère organisation d'une lecture commune :

Le Duc mis à nu - Noblesse Oblige


Présentation de l'Editeur :

Le chance ne sourit décidément pas à Miss Sarah Hamilton, fraîchement débarquée de Philadelphie. Son père lui a fait promettre sur son lit de mort de se rendre en Angleterre chez son oncle, le Comte de Westbrooke, mais des marins maladroits ont fait tomber sa malle dans le port de Liverpool. Démunie et un peu perdue, Sarah se voit réserver un accueil pour le moins étrange dans l'auberge où elle compte passer la nuit. a son réveil : stupeur ! Un homme nu partage son lit ! La voici compromise, et mêlée aux dangereuses affaires de famille du très séduisant Duc d'Alvord.



vendredi 5 octobre 2012

L'ombre de ton sourire - Mary Higgins Clark



Présentation de l'Editeur :

Olivia Morrow sait sa fin proche : l'heure est venue de révéler un terrible secret familial qu'elle est la seule à connaître. Qui pourrait en effet soupçonner sa cousine Catherine, une religieuse en voie de béatification, d'avoir eu un enfant, à dix-sept ans, et de l'avoir abandonné ? La petite fille de Catherine, Monica, doit hériter de la fortune colossale de son grand-père, mais, pour qu'elle puisse en bénéficier, Olivia doit lui dire ce qu'il en est des origines de celui-ci, rompant ainsi la promesse faite à sa cousine et déshonorant sa mémoire. Non sans risque, car certains n'ont aucun intérêt à ce que la vérité éclate au grand jour... Un formidable suspense où la grande Mary Higgins Clark mêle science, foi et quête d'identité dans une course haletante contre la mort.

Lu en VF, 408 pages, Editions Le Livre de Poche, 4 janvier 2012, Policier

Mon avis :

Après le billet gagnant, un recueil regroupant 8 nouvelles policières qui m'avait laissé un goût de déception, je récidive avec un roman récent de Mary Higgins Clark "l'ombre de ton sourire". Le 4ème de couverture m'a tout de suite donné envie. Une histoire de secret familial, avec un côté policier, ne peut être qu'intéressante si elle est bien écrite.

Malgré un à priori négatif dû au précédent livre que j'avais lu d'elle, je me plonge dans ce nouveau roman. Et là, surprise, je retrouve enfin le style Mary Higgins Clark, tous les ingrédients qui ont fait son succès : une histoire policière bien menée avec un fond romanesque et des personnages multiples aux destins croisés. La reine de l'intrigue signe un pur moment de plaisir et de détente. C'est vrai que la fin "tout est bien qui finit bien" est de mise mais que serait un roman de Mary Higgins Clark sans cela. Et c'est, il faut l'avouer, ce qui plaît. Le suspense est présent à chaque page du livre.

L'héroïne, Monica, jeune femme médecin, va rechercher son histoire passée, ses origines tout au long du roman. Des nombreux personnages annexes au récit, mais permettant de lui donner de l'ampleur, vont l'aider dans cette quête semée d’embûches. Les personnages sont décrits avec réalisme, transmettent des sentiments contradictoires, comme parfois de la haine, de la confusion, de l'intérêt ou même de l'envie.

Le petit plus de l'histoire, le mélange science / foi qui est bien écrit et teinté de réalisme. Comment ne pas accéder à la béatification de Soeur Catherine ? Cependant cette dualité aurait pu être développée un peu plus surtout que le thème de l'histoire s'y prêtait. Mais ce n'était pas le sujet du livre.

En conclusion, l'histoire est bien menée, chaque rebondissement nous oblige à rechercher de nouveau le coupable. Rien n'est écrit à l'avance. On pense avoir trouvé le coupable et le mobile mais finalement il n'en est rien. Si ce n'est à la fin où le seul coupable qui reste est le bon.

Je recommande, du pur Mary Higgins Clark.

Ma note : 

7,5/10

Biographie de l'auteur :

Tout d'abord secrétaire puis Hôtesse de l'air, ce n'est qu'à la mort de son mari que Mary Higgins Clark se lance dans la rédaction de scripts pour la radio, puis de romans. Son premier ouvrage est une biographie de Georges Washington. Elle décide ensuite d'écrire un roman à suspense, la Maison du Guet, qui devient son premier best-seller. Encouragée par ce succès, elle continue à écrire tout en s'occupant de ses enfants. en 1980, La nuit du renard obtient le Grand Prix de littérature policière. Mary Higgins Clark prend alors son rythme de croisière et publie un titre par an, toujours accueilli avec le même succès par le public. Elle est traduite dans le monde entier et plusieurs de ses romans ont été adaptés pour la télévision . Depuis quelques années, elle cosigne des ouvrages avec sa propre fille, Carol Higgins Clark.